Marie-André Haguenot
Avocat, poète, écrivain
- Section :
- Lettres
- Siège :
- 14
- Élu en :
- 1900
- Né(e) :
- Décédé(e) :
À la suite d’erreurs d’homonymie, les données trouvées sur Marie-André Haguenot sont souvent erronées. Il faut nous arrêter à ce qui suit :
Marie-André Haguenot naît à Montpellier le 20 septembre 1868 dans la maison Alicot, passage BRUYAS. Son père, Marie Louis Henri Haguenot (1829-1914) est un propriétaire de 39 ans, fils de Polynice Haguenot, lui aussi propriétaire, né avec le XIXe siècle. Sa mère est née Marie Antoinette Isabelle EYMAR, fille d'Etienne, négociant en droguerie. Ellemeurt (fièvre puerpérale?) 15 jours après, sa naissance le 5 octobre 1868.
Il fait des études de Droit et est avocat à la Cour d'appel de Montpellier alors qu’il est souvent présenté comme médecin.
Le 6 février 1893, à 24 ans, il se marie à Marseille avec Augustine Émilie Marguerite Fajon, née à Marseille le 19 juin 1872 ; Ell est la fille du secrétaire général des « Messageries maritimes » et de Léonie Talon. Les mariés habitent encore chacun chez leur père, tous deux veufs. Un contrat de mariage est enregistré chez Roubaud, à Marseille. Les témoins sont un cousin du marié, Henri Yvaren, Joseph Gervais, avocat à Montpellier, un oncle de la mariée, l'armateur Émile Talon et Paul Fajon, un nom qui nous rapproche de Bruyas et de Courbet.
Deux enfants naissent de cette union (mais pas à Montpellier). Henri, qui meurt sans doute très jeune, et Etienne Marie Henri (1896-1931) , qui s'appellera Haguenot de Laistre après son adoption par le Comte de Laistre, second mari de sa mère. Ce fils épousera en mars 1929 Marie Barral d'Estève, et écrira des opérettes signées Henri Hallais.
Marie-André et son épouse habitent leur magnifique hôtel particulier situé 20 rue de la République (en face du Square Planchon, le long de l'arrêt de tram.)
Son œuvre est littéraire. A 23 ans, en 1891, il fonde la revue CHIMÈRE, une des plus importantes en France en cette fin de siècle. Cela suffit à lui ouvrire le droit d'avoir son nom dans l'histoire de la littérature française.
Et il écrit : le fonds de manuscrits (fonds HAGUENOT - 1850 à 1852) des Archives départementales de l'Hérault compte 8 volumes de théâtre, de prose et de poésie, mais ne contient à peu près que des œuvres de jeunesse, antérieures à 1890. Il publie ses œuvres dans des plaquettes qu'il signe parfois « Dubois des Isles ». Pierre Clair, dans son dictionnaire biographique, donne une liste complète des œuvres de M.A. Haguenot.
Cette écriture s'interrompt tragiquement à Saint-Gély-du-Fesc sur la route de Ganges le 7 avril 1900. Il est victime d'un accident d'automobile. Son groom, Joseph Serveille, 15 ans, projeté à 6 mètres de la voiture est grièvement blessé. Lui-même a le crane fracturé et la poitrine défoncée. Malgré les soins du Dr Coloma, il décède lors de son transport à Saint-Gély.
Le 15 avril 1900, La Vie Montpelliéraine fait son éloge funèbre et annonce la publication prochaine de sa dernière œuvre, une nouvelle : Pauvresse.
Signé : Guy Barral
Élu à l’Académie en 1900 et décédé sitôt après, M.A. Haguenot a eu seulement le temps d’y donner une conférence le 15 janvier de cette année là : « Une famille de médecins à Montpellier (de 1605 à 1818) ». C’est l’histoire de ses ancêtres sur 5 ou 6 générations. Est confirmée sa filiation avec la famille qui occupa la maison Giral du Peyrou. Il précise qu’avec lui, la tradition médicale de la famille s’est perdue. Ce texte' est disponible sur BNF Gallica.