Academie des Sciences et Lettres de Montpellier

Hermann GUIBERT (3-9-1889 | 30-9-1945)

Section : Médecine - Siège : XXX
Médecin
Elu(e) à l'Académie en 1925. Départ en 1951.
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Selon un texte de Louis Dulieu publié en 1995 dans le bulletin de l’académie : 

 

Né à la Livinière, petite localité de l'Hérault aux confins du département de l'Aude, Hermann Ludovic Gilbert est le fils de Louis, instituteur et secrétaire de la mairie de son village natal, et de Marie-Irma Fraisse. Ayant décidé d'embrasser la carrière médicale à Montpellier, il connaîtra un cursus scolaire des plus honorable : externe en 1884, interne en 1888. Ayant participé brillamment à deux concours entre internes, alors obligatoire durant l'internat, il sera déclaré lauréat des hôpitaux en 1890, ce qui lui vaudra l'attribution d'une trousse d'honneur et d'une médaille d'or. Durant ses études il avait fait partie d'une mission médicale dépêchée à Gigean où sévissait une épidémie de choléra. Il reviendra avec une médaille d'argent. Sa thèse soutenue le 6 février 1892, avait pour titre : Étude clinique de la sclérose primitive des cordons latéraux de la moelle.  Elle lui vaudra le prix Buisson.

 

Ses études ne s'arrêtent pas là. Attiré par les examens de laboratoire, il avait été admis en 1884, aide d'anatomie pathologique et histologie à titre provisoire et, l'année suivante, le 1er novembre, à titre officiel pour 2 ans. Ensuite en 1886, il avait été nommé préparateur d'anatomie pathologique, mais il donnera sa démission en 1888. Enfin, rapporte-t-on, il devait, ultérieurement participer à l'enseignement de l'hydrologie, dispensé aux étudiants en médecine par Joseph Vires, puis par Gaston Giraud.

 

Finalement, Hermann-Ludovic Guibert choisira d'exercer la médecine à Olonzac (Hérault), y séjournant de 1892 à 1911, avant de gagner Balaruc-les-Bains en qualité de médecin consultant, sa résidence étant alors à Montpellier, au numéro 16 de la rue du Cardinal de Cabrières. Il restera ainsi en fonction de 1911 à 1938. Durant la Grande Guerre il avait été mobilisé à Balaruc même où l'armée avait un petit hôpital thermal. Il cessera toute activité en 1939 pour se retirer à Labastide Rouairoux (Tarn) aux confins du département de l'Hérault où il avait acquis dit-on, une petite propriété proche de Corniou. C'est à Labastide Rouairoux qu'il mourra le 30 septembre 1945, peu après la fin de la dernière guerre donc, âgé de 82 ans.

 

C'est sur proposition du docteur Eugène Magnol, un descendant de cette illustre famille, qu’il avait été admis à l'Académie en 1926 dans ce fameux fauteuil médecine XXX que la mort de Raymond Guibal avait libéré l'année précédente. Grâce au docteur Étienne Guibal, nous avons pu connaître son discours de réception, qui, fort bref, ne nous apporte pas d'élément nouveau nous permettant de le mieux connaître ainsi que son prédécesseur. Nous savons seulement qu’il eut pour maîtres Dupré, Combal, Courty et Dubrueil. Par la suite malheureusement il ne prendra guère part à l'activité de l'Académie, bien qu'il ait pris plusieurs fois la plume, en dehors de l'Académie, pour faire mieux connaître le thermalisme de Balaruc-les-Bains, ainsi que quelques observations médicales faites dans cette station. Ses écrits sont au moins au nombre de huit (Dulieu en donne la liste).

 

Hermann Ludovic Gilbert ne doit pas être confondu avec son fils Hermann Louis-Joseph né le 3 septembre 1889 et qui fit lui aussi des études et une carrière médicale.

 

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