Academie des Sciences et Lettres de Montpellier

Antoine BECHAMP [2] (15-10-1816 | 15-04-1908)

Section : Sciences
Professeur de la Faculté de Médecine de Montpellier, Doyen de la Faculé catholique de Lille
Elu(e) à l'Académie en 1863. Départ en 1871.
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     A occupé successivement le siège Médecine XIX de 1857 à 1862 et le Siège Sciences IX de 1863 à 1871.

     Antoine Béchamp est né en Lorraine d’un père meunier, le 15 octobre 1818. Il est mort à Paris le 15 avril 1909.
 
     Alors qu’Antoine est âgé de onze ans, un oncle maternel, consul à Bucarest, remarque le potentiel de l’enfant et obtient des parents que leur fils l’accompagne pour  faire ses premières études en Roumanie et en roumain. Au décès de son oncle en 1834, il retourne en France avec le titre de maître en pharmacie. Il doit réapprendre sa langue maternelle ainsi que l’alphabet latin tout en travaillant dans une pharmacie de Benfeld.
     Il s’inscrit à l’École supérieure de pharmacie de Strasbourg, ville où il ouvre une officine en 1843. Il se marie, après sept ans de fiançailles, avec Mlle Clémentine Mertian, fille d’un négociant de tabac et de betterave. Peu après son mariage il retourne à Strasbourg. Agrégé en 1851 de l’École de Strasbourg, il y enseigne la chimie, la physique et la toxicologie jusqu’en 1856 date à laquelle il est nommé professeur de chimie médicale et de pharmacie à la faculté de Médecine de Montpellier. Il y enseignera pendant vingt ans tout en poursuivant des recherches sur la pébrine, la fermentation du vin et la transformation des sucres par les moisissures. Son fils aîné, Joseph, prend part à ses travaux. En 1876, Antoine Béchamp devient le premier doyen de la faculté libre de médecine de Lille (Histoire de la faculté libre de médecine de Lille), où ses travaux rencontrent l’hostilité des autorités ecclésiastiques. À la suite des démêlés qui l’opposent à Louis Pasteur à partir de 1881, il doit quitter son poste en 1888. Son fils fit de même. Il achète alors une pharmacie au Havre, ville d’origine de la femme de Joseph. Ce dernier décédé, Béchamp gagne Paris où il continue ses expériences dans un laboratoire de la Sorbonne mis à sa disposition par un de ses amis, Charles Friedel. Il y travaillera jusqu’en 1899. Il meurt le 15 avril 1908 en son domicile dans le 5e arrondissement de Paris.
 
D’après Wikipédia
 
     A côté de nombreux travaux de chimie et biochimie, Béchamp fut l'inventeur de la théorie des microzymas, corpuscules vivants dont l'organisme humain serait doté et qui se réorganiseraient, sans disparaitre, au décès de l'individu. Selon certains spécialistes cela ferait de lui un précurseur d'idées modernes et selon d'autres - dont Pasteur -  il s'agirait d'une théorie sans bases scientifiques.
 
 
PS. Béchamp est membre de l’académie de Montpellier entre 1863 et 1871. Il quitte donc la compagnie bien avant sa nomination à Lille en 1876. On ne sait pas pourquoi. Et on ne sait pas d’avantage pourquoi il a occupé successivement deux sièges, le premier attaché à la Section Médecine, le second à la Section Sciences. Comme il n’avait pas fait l’éloge de son prédécesseur, François Ribes, doyen de la faculté de Médecine de Montpellier, on peut imaginer qu’on a demandé à Béchamp de laisser la place à Alfred Castan, nouvellement élu et qui, lui aussi, était Doyen de la faculté de Médecine de Montpellier. Mais Castan ne fera jamais l’éloge de Ribes si bien que le mystère reste entier.  
JPL
 

 

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