Academie des Sciences et Lettres de Montpellier

Jules Lichtenstein (15-9-1816 | 30-11-1886)

Section : Sciences
Naturaliste
Elu(e) à l'Académie en 1883. Départ en 1886.
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     Jules Lichtenstein est né à Montpellier le 15 septembre 1816 et est mort dans la même ville le 30 novembre 1886. Allemand, d'origine, il était français de naissance et de cœur. Son grand-père paternel, Georges Lichtenstein, bibliothécaire de la ville de Hambourg et botaniste connu, avait collaboré aux Actes de la Société linnéenne. Son oncle paternel, Henri Lichtenstein, était professeur de zoologie à l'Université de Berlin et plus tard inspecteur des musées zoologiques de la Prusse.

     Jules s’est formé à Berlin à l’histoire naturelle et s’est intéressé particulièrement aux insectes.

     Pour son métier de négociant, Il a séjourné en Espagne, à San-Carlos de la Repita (Catalogne), puis à Carignena (Aragon).  Puis il est retourné en France.

     En 1868, après la découverte du phylloxéra, par Jules-Émile Planchon (son beau-frère), de concert avec Gaston Bazille et Félix Sahut, Lichtenstein entre en contact  avec l’entomologiste Signoret à Paris. Les deux hommes notent la ressemblance  de cet insecte avec un autre, décrit aux USA et figurant dans des ouvrages spécialisés. Ils sont donc au départ de l’idée que le l’insecte pourrait venir d’Amérique ce qui aura toutes sortes de conséquences, en particulier pour la recherche de porte-greffes résistants.

     Dans ce contexte, Jules Lichtenstein s’intéresse à la systématique, à la biologie, au mode de vie du phylloxéra et des espèces voisines (aphidiens, hyménoptères…) et publie sur ces sujets plus de 85 notes et textes divers entre 1868 et 1886 c’est-à-dire pendant presque 20 ans.

     Ces travaux furent facilités parce qu’il il possédait à fond les principales langues de l'Europe et correspondait avec les entomologistes de toutes sortes de pays.

     Le rêve incessant de ses dernières années, était la publication d'une Monographie des Aphidiens, travail ardu, difficile, qui devait tout d'abord résumer une foule de notes publiées un peu partout sur la matière et contenir aussi de nombreuses descriptions d'espèces nouvelles. Le plan du livre était fait et comprenait quatre volumes. Mais la maladie est venue interrompre ce travail qui n’a été publié qu’en partie.

     Membre de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier, Lichtenstein a légué à ce corps savant une rente pour la fondation d'un prix destiné à récompenser, tous les trois ans, un travail de zoologie. Les dévaluations successives ont eu raison de ce legs.

 

D’après Valéry Mayet , Hommage à J. Lichtenstein, 1887

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